L’action présidentielle
Les initiatives présidentielles
Douze chantiers pour restaurer le territoire, protéger les populations, refonder l’État et bâtir une nation souveraine.
Le cap
Le Plan d’action pour la stabilisation et le développement
Les initiatives présidentielles s’inscrivent dans un cadre structuré autour de quatre piliers : la restauration du territoire, la réponse à la crise humanitaire, la refondation de l’État et la réconciliation nationale.
À ces piliers s’ajoutent des chantiers transversaux — diplomatie, éducation, numérique, énergie, infrastructures, promotion des femmes et des jeunes, sport — qui traduisent la vision d’une nation souveraine, résiliente et tournée vers le progrès.
Les textes présentés ci-dessous reprennent les orientations publiées par la Présidence du Faso.
Lutter contre le terrorisme et restaurer l’intégrité territoriale
Pilier 1 du Plan d’action pour la stabilisation et le développement
Les attaques terroristes que subit le Burkina Faso depuis plus de sept ans ont occasionné la destruction de nombreux villages, avec le déplacement de dizaines de milliers de personnes déplacées internes. De même, des milliers de services publics, notamment des écoles et des centres de santé, ont été fermés.
Dès lors, la restauration de l’intégrité du territoire s’impose comme une priorité de la Transition. C’est pourquoi le pilier 1 du Plan d’action pour la stabilisation et le développement a fixé comme objectif à l’action publique de libérer les zones occupées par les groupes terroristes et de créer les conditions sécuritaires nécessaires au retour de l’État et des populations dans ces zones.
À travers ce pilier, il s’agit concrètement de générer, entre autres, les effets de politique suivants :
- porter le taux de maillage du territoire en services de sécurité opérationnels de 69 % en 2020 à 77 % en 2025 ;
- faire baisser l’indice global d’insécurité de 1,1 en 2021 à moins de 1 en 2025 et l’indice global de terrorisme de 6,8 en 2019 à 2 en 2023 ;
- porter la proportion des collectivités territoriales dont les services publics essentiels sont fonctionnels de 40 % en 2020 à au moins 50 % en 2025.
L’atteinte de ces résultats passe par la mise en œuvre de réformes et de programmes, dont :
- l’opérationnalisation des référentiels des politiques et stratégies en matière de sécurité et de défense (PSN, SSN, SNLCT), à travers l’équipement adéquat des FDS pour faire face à la menace terroriste, la construction de nouvelles infrastructures de sécurité, le recrutement et la formation de personnels de sécurité ;
- la réinstallation des services de l’État dans les localités libérées de l’emprise des groupes armés terroristes, notamment les services de sécurité, les sièges de circonscriptions administratives et des collectivités territoriales ;
- l’amélioration de la gestion, de la collecte et de l’exploitation de l’information en rapport avec les activités terroristes, ainsi que de la capacité de surveillance électronique du territoire ;
- l’assèchement des sources d’approvisionnement des groupes armés terroristes en ressources de tout genre, avec un suivi renforcé des circuits informels de commercialisation des motos, des produits pétroliers et des réseaux de transfert informel d’argent.
Il s’agit également de mettre en œuvre la Stratégie nationale de prévention de la radicalisation et de lutte contre l’extrémisme violent. Cette mise en œuvre passe notamment par des actions de sensibilisation et de formation des jeunes au civisme, à la culture de la paix et au vivre ensemble, ainsi que par l’amélioration de la participation citoyenne dans la lutte contre le terrorisme.
Répondre à la crise humanitaire
Pilier 2 du Plan d’action pour la stabilisation et le développement
En raison des attaques terroristes, le nombre de personnes déplacées internes (PDI) n’a eu de cesse de s’accroître : à la date du 31 décembre 2022, le Burkina Faso comptait 1 882 391 PDI.
La flambée des prix des denrées alimentaires et des produits de première nécessité, résultant de la crise sécuritaire et de la mauvaise campagne agricole 2021-2022, nécessite la prise de mesures adéquates pour maintenir le niveau de vie des populations.
C’est pourquoi le deuxième pilier du Plan d’action pour la stabilisation et le développement vise à assurer une réponse urgente et efficace à la crise humanitaire et aux drames socio-économiques et communautaires provoqués par l’insécurité et les aléas climatiques.
À travers ce pilier, il s’agira d’œuvrer à atteindre, entre autres, les effets de politique suivants :
- porter à 50 % la proportion des PDI volontairement retournées, intégrées ou réinstallées en 2025 ;
- porter à 75 % en 2025 la proportion des formations sanitaires fermées remises en fonction dans les zones à fort défi sécuritaire ;
- porter à 75 % au moins par an le taux d’exécution du Plan de réponse et de soutien aux populations vulnérables à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition.
Les résultats visés par ce pilier seront atteints à travers la mise en œuvre de plusieurs projets et programmes :
- les projets et programmes de soutien au retour volontaire des personnes déplacées dans leurs zones d’origine ;
- les projets et programmes de stabilisation et de résilience ;
- la continuité des services de soins de base, de l’éducation en situation d’urgence et de la nutrition au profit des PDI et des populations affectées par le terrorisme ;
- la prise en charge psycho-sociale des victimes et des personnes affectées par le terrorisme ;
- la prévention et la gestion des catastrophes et des crises humanitaires ;
- l’amélioration du cadre de vie des PDI et des personnes affectées par le terrorisme.
Refonder l’État et améliorer la gouvernance
Pilier 3 du Plan d’action pour la stabilisation et le développement
Le troisième pilier du Plan d’action pour la stabilisation et le développement concentre les priorités d’action à mener afin d’améliorer différents domaines de gouvernance, de consolider la dynamique du développement du capital humain et d’améliorer la production des secteurs porteurs pour l’économie, en vue de répondre efficacement aux besoins des populations.
En matière d’amélioration de la gouvernance, le Plan vise notamment à :
- améliorer l’indice de perception de la corruption de 40 en 2020 à 45/100 en 2025 ;
- réduire le temps moyen de traitement des affaires de flagrant délit de 65 jours en 2021 à 45 jours en 2025 ;
- porter la part du budget de l’État transférée aux collectivités territoriales de 15 % en 2021 à 18 % en 2025.
La concrétisation de ces résultats passe notamment par la révision des textes réglementant les élections et le fonctionnement des partis politiques, la modernisation de l’administration publique, le renforcement des capacités opérationnelles des juridictions, la réforme du dispositif de financement de la décentralisation et l’amélioration de la mobilisation des ressources fiscales.
Capital humain et solidarité nationale
Dans le domaine de la gouvernance sociale, les actions du Gouvernement visent entre autres à porter le taux d’accroissement annuel des effectifs de l’Enseignement et de la formation technique et professionnelle (EFTP) à 9 %, à porter le nombre de contacts des enfants de moins de cinq ans avec les services de santé à plus de 2,5 par an, à améliorer les indicateurs d’accès et de couverture à l’éducation, à l’eau potable et à l’énergie, et à créer au moins 50 000 emplois décents par an.
Les actions à mettre en œuvre par domaine sont notamment :
- Santé : l’élargissement de la politique de gratuité des soins, la poursuite des actions de lutte contre la Covid-19 et la réalisation d’investissements et de réformes en matière de santé ;
- Éducation : la construction de lycées scientifiques, d’EFTP, d’amphithéâtres et de bâtiments pédagogiques, la mise en œuvre de réformes du système éducatif et la poursuite de la résorption des salles de classe sous paillote ;
- Emploi et protection sociale : l’opérationnalisation du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU), les programmes d’employabilité des jeunes et d’autonomisation des femmes et des jeunes filles, ainsi que les projets de financement de l’entrepreneuriat ;
- Eau, assainissement, logement et énergie : la réalisation d’ouvrages d’adduction et de retenues d’eau, d’ouvrages de traitement et de stockage, d’ouvrages d’assainissement, de projets d’électrification et de logements sociaux et économiques.
Gouvernance économique
Il s’agit d’œuvrer à porter la part de l’industrie manufacturière dans le PIB à 12 % en 2025, la proportion de pistes rurales aménagées de 35,5 % en 2021 à 42 % en 2025, celle des routes bitumées de 28,1 % à 34,4 %, et la puissance électrique installée de 740 MW en 2021 à 1 500 MW en 2025.
- Production agro-sylvo-pastorale : aménagement de bas-fonds et de périmètres irrigués (25 000 ha), octroi d’intrants et d’équipements à prix subventionnés ;
- Industrie et services marchands : aménagement de la zone agro-industrielle de Samendéni, relance des travaux d’infrastructures industrielles, sécurisation des investissements stratégiques ;
- Infrastructures de transport : construction et bitumage de routes et voiries (1 500 km), réalisation de nouvelles pistes rurales (4 000 km), poursuite de la construction de l’aéroport de Donsin ;
- Énergie : poursuite des travaux de construction des centrales solaires et renforcement du réseau de transport et de distribution d’électricité.
Réconciliation nationale et cohésion sociale
Pilier 4 du Plan d’action pour la stabilisation et le développement
Les récentes crises politiques, sécuritaires et humanitaires, marquées parfois par des affrontements entre communautés, ont affecté la légendaire cohésion sociale établie au Burkina Faso. De nombreuses personnes ont une perception négative de la justice et de plusieurs autres institutions de la République.
C’est pourquoi le quatrième pilier du Plan d’action pour la stabilisation et le développement a été consacré à la poursuite du chantier de la réconciliation nationale, dans le but de recoudre le tissu social mis à mal par les préjugés, les rancœurs et les accusations.
À travers ce pilier, il s’agira notamment de générer les résultats de politique suivants :
- faire baisser le nombre de conflits intra-religieux de 18 en 2020 à 5 en 2025 et le nombre de conflits inter-religieux de 9 en 2020 à 2 en 2025 ;
- porter le taux de satisfaction global de la population vis-à-vis de la justice de 52,1 % en 2019 à 57 % en 2025 ;
- porter à 100 % la proportion des partis politiques et des associations suivis par l’administration publique.
L’atteinte de ces résultats passe notamment par :
- l’adoption d’une nouvelle loi portant liberté religieuse et de ses textes d’application ;
- l’accélération du traitement des dossiers pendants en justice ;
- le renforcement du dialogue interreligieux et interculturel ;
- la prévention et la gestion des conflits communautaires et intercommunautaires ;
- la poursuite du processus de réconciliation nationale ;
- la systématisation de la répression des discours haineux et de la stigmatisation des communautés.
Actionnariat populaire
L’économie au service des communautés
L’Actionnariat populaire est un mécanisme qui permet aux Burkinabè de prendre part, par l’investissement, à la création de richesses nationales.
Porté par l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC), il vise à créer de la richesse et à restaurer une société burkinabè solidaire et intègre, en associant les citoyens aux projets économiques du pays.
En savoir plus
Les modalités de participation et les projets ouverts à l’actionnariat populaire sont publiés par l’APEC.
Consulter l’APECDiplomatie : assumer les choix de partenariats
Relever les défis dans le respect de la souveraineté
Guidées par la volonté de développer des relations d’amitié et de coopération dans divers domaines, notamment politique, économique et culturel, bâties sur le respect de la souveraineté du pays et ayant pour boussole l’intérêt supérieur des Burkinabè, les autorités de la Transition ont décidé d’établir des relations diplomatiques avec plusieurs nations, dans la perspective de la diversification des partenariats.
Cette vision a conduit au renforcement des relations de coopération du Burkina Faso avec la Russie, la République populaire de Chine, la République islamique d’Iran, la République populaire démocratique de Corée, la République bolivarienne du Venezuela et les pays membres des BRICS.
Sur le continent africain, la signature de la Charte du Liptako, qui consacre la naissance de l’Alliance des États du Sahel (AES), témoigne de l’excellence des relations entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, qui partagent les mêmes défis sécuritaires et de développement.
Éducation : un système éducatif résilient
Former les générations de la refondation
Le système éducatif burkinabè est structuré en éducation formelle, non formelle, informelle et spécialisée. Grâce aux efforts du Gouvernement, les niveaux de l’enseignement primaire et de l’enseignement post-primaire sont obligatoires pour tous les enfants.
Dans un passé récent, les indicateurs de scolarité connaissaient une croissance exponentielle, grâce à l’engagement de tous les acteurs du système. Cependant, la crise sécuritaire a quelque peu freiné cette embellie, avec la fermeture d’établissements scolaires dans les parties du pays à fort défi sécuritaire.
Les victoires sur le front de la lutte contre le terrorisme ont permis la réouverture de plus de 500 écoles et la réintégration de plus de 186 000 élèves. Sur instructions du Chef de l’État, les acteurs du système ont également développé des stratégies pour prendre en compte la problématique des élèves déplacés internes. Grâce aux efforts de réadaptation, 277 501 élèves déplacés internes ont retrouvé le chemin de l’école pour l’année scolaire 2023-2024.
L’enseignement de base demeure le socle de cette ambition : offrir à chaque enfant du Burkina Faso les moyens d’apprendre, de comprendre et de contribuer au développement de la Nation.
Numérique : dématérialiser les procédures administratives
Le moteur des réformes de l’État au profit des citoyens
Les autorités burkinabè ont fait de la digitalisation un axe prioritaire des réformes, pour une administration plus moderne qui utilise les potentialités du numérique afin d’améliorer les interactions entre l’Administration et les administrés.
Les objectifs de cette vision proactive sont l’amélioration des processus opérationnels, la diversification des canaux d’accès aux produits et services financiers, l’innovation et la proposition de nouvelles offres de produits et de services — autant de leviers pour valoriser les efforts de traitement manuel et stimuler le développement.
L’implémentation de projets majeurs tels que le Projet backbone national des télécommunications (PBNT), le Projet régional d’infrastructures de communication en Afrique de l’Ouest (PRICAO-BF), le Projet e-Burkina et le Projet d’appui au développement des TIC (PADTIC) a permis de faire un bond en avant dans la dématérialisation des procédures.
Plus de 106 procédures ont effectivement été dématérialisées au sein des ministères et institutions. Le projet West Africa Unique Identification for Regional Integration and Inclusion (WURI) et le Projet d’accélération de la digitalisation au Burkina Faso (PACTDIGITAL) devraient permettre au pays d’améliorer significativement ses indicateurs d’appropriation et d’usage des services de communications électroniques et des potentialités du numérique.
Énergie : le mix énergétique pour soutenir le développement
Tendre vers l’accès universel à l’électricité
Le Burkina Faso exploite trois principales sources énergétiques pour satisfaire les besoins en électricité de sa population et soutenir son développement : le thermique diesel, l’hydroélectricité et le solaire photovoltaïque. Depuis quelques années, les autorités ont décidé de renforcer ce mix énergétique afin de répondre à une demande sans cesse croissante.
Au regard du fort taux d’ensoleillement du pays, un accent particulier est mis sur la transition énergétique vers les énergies vertes et renouvelables, notamment le solaire. La mise en œuvre du projet Yeleen — développement de centrales solaires photovoltaïques à travers le pays, notamment à Zagtouli et à Nagréongo, et renforcement du système électrique national — découle de cette volonté.
La promotion et le développement de facilités d’accès à l’électricité en milieu rural, à travers des solutions innovantes et à moindre coût, et la création de l’Agence burkinabè de l’électrification rurale (ABER) s’inscrivent également dans cette démocratisation de l’énergie.
À côté du développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique mise en œuvre par l’ANEERE, le Gouvernement travaille au renforcement de la centrale de Kossodo pour soutenir l’objectif d’un taux d’accès à l’électricité de 60 % en 2025, à travers la construction d’une centrale thermique diesel de 50 MW. L’extension de la centrale de Bobo II à 20 MW est également prévue.
Le renforcement des capacités de stockage de la Société nationale des hydrocarbures (SONABHY) à Péni et les projets de construction de nouveaux dépôts à Pô et à Kaya participent aux efforts de l’État pour rendre disponibles les produits pétroliers. En parallèle, le Gouvernement a signé en octobre 2023 un mémorandum d’entente avec la Russie pour la construction d’une centrale nucléaire, dans l’optique de couvrir les besoins énergétiques des populations.
Infrastructures : un double désenclavement
Relier les villes, les campagnes et les zones de production
Le pays a engagé d’importants chantiers routiers dans la perspective d’améliorer la circulation dans les villes et entre les différentes localités du pays.
L’élargissement de la route nationale 4 (RN4), avec la construction d’un échangeur et d’autres ouvrages annexes, participe de la volonté du Gouvernement d’améliorer la fluidité de la circulation dans la capitale Ouagadougou. D’autres projets d’aménagement de voiries sont en cours à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso pour désenclaver les quartiers périphériques.
La réhabilitation de la route Bobo-Orodara et les différents projets de construction et de bitumage de routes à travers le pays devraient permettre de désenclaver les zones de production et de faciliter la circulation des personnes et des biens.
La réhabilitation de l’aéroport international de Bobo-Dioulasso, avec son ouverture en H24, et la poursuite de la construction de l’aéroport de Donsin traduisent l’ambition d’un pays ouvert sur l’international. L’objectif demeure de donner aux populations le plaisir de prendre la route, dans les villes comme dans les campagnes.
Les femmes et les jeunes
Créer des opportunités pour une pleine participation au développement
La contribution des femmes à l’économie nationale est reconnue à tous les niveaux. Elles jouent un rôle majeur dans la formation du produit intérieur brut, la lutte contre le chômage et la réduction de la pauvreté. Plus actives dans le secteur informel, les femmes y occupent plus de 60 % des activités de production.
Pour accompagner ces combattantes du développement, le Gouvernement a consenti d’importants efforts afin d’éradiquer les entraves auxquelles elles sont confrontées, à travers la mise en place de projets et programmes de développement et de fonds nationaux de financement.
On peut citer, entre autres, le Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF), le Projet national karité (PNK), le Programme national plateforme multifonctionnelle pour la lutte contre la pauvreté (PN-PTFM/LCP), le Programme de renforcement de la mécanisation agricole (PRMA) et le Programme spécial de création d’emplois pour les jeunes et les femmes.
Une stratégie nationale de promotion de l’entrepreneuriat féminin est ainsi développée, avec en ligne de mire « un entrepreneuriat féminin dynamique et diversifié, contribuant efficacement au développement du Burkina Faso ».
Initiative présidentielle pour la relève et la promotion de l’élite sportive
La Ligue de la Souveraineté au service de la jeunesse
La Ligue de la Souveraineté est née de la volonté du Président du Faso de refonder le milieu du sport burkinabè. L’objectif est d’assurer une meilleure répartition géographique de l’offre sportive sur l’ensemble du territoire national.
Ce championnat repose en partie sur les régions. Le 12 octobre 2026, le Chef de l’État a réuni les gouverneurs de région et les responsables sportifs afin de leur donner des orientations sur son organisation, en présence de la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Lydie Djouma PIKBOUGOUM/ZINGUÉ OUATTARA, et de plusieurs acteurs du monde sportif.
« Il faut impliquer les régions parce que nous avons décidé de donner de l’identité à notre sport. Et la compétition se crée aussi ainsi. S’il n’y a pas d’identité, ce à quoi il faut s’attacher pour supporter un athlète, une équipe, ce sera difficile », a soutenu le Président du Faso.
Chaque athlète sélectionné bénéficiera d’une rétribution minimale de 200 000 FCFA, avec des avantages connexes. Près de 1 000 emplois seront ainsi créés. Un dispositif de médiatisation du championnat est également prévu.
À travers cette initiative, le Chef de l’État entend offrir un cadre d’expression aux jeunes dans plusieurs disciplines sportives et lutter contre certains fléaux, comme la consommation de drogue et d’alcool. « On ne peut pas construire une Nation avec une jeunesse qui est malade, avec une jeunesse qui n’est pas consciente. La Révolution veut refonder notre Patrie en se basant sur nos ressources. Et les ressources que nous avons sous la main, c’est la jeunesse », a-t-il déclaré.
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